Quand tout est instable, s’appuyer sur Lui
Traverser une phase de transition
En ce moment, je me sens fatiguée. Fatiguée et incomplète.
Depuis que j’ai quitté La Réunion, les premiers mois ont été particulièrement intenses. Il a fallu prendre un nouveau poste, chercher un logement pour toute la famille, trouver de nouveaux repères, s’adapter à un nouvel environnement, à un autre rythme, à une autre culture.
Puis j’ai compris que ce poste ne me convenait pas. Comme le logement que nous avions trouvé dépendait de mon travail, j’ai dû recommencer : chercher un nouveau logement, trouver un nouveau poste, repartir de zéro une nouvelle fois.
Aujourd’hui, les choses se posent enfin. La pression commence à retomber… mais pas complètement. Je sais que ce poste est temporaire, un CDD de remplacement. Et en parallèle, un autre mouvement s’amorce en moi : celui de la reconversion. Je ressens le besoin de trouver ma voie, de me réaligner. Je vais d’ailleurs commencer un bilan de compétences pour y voir plus clair.
Être dans cette phase transitoire m’épuise.
Tout est instable, tout est encore en devenir.

Le manque et le vide
Avec cette fatigue, je prends conscience de quelque chose d’important : ce qui me remplissait à La Réunion me manque ici.
Là-bas, il y avait la famille, les amis, les voisins avec qui je m’entendais bien, les visites spontanées, les liens simples et évidents. Il y avait ce tissu relationnel qui soutient sans qu’on s’en rende toujours compte.
Ici, je n’ai pas encore réussi à créer des liens concrets. Et puis, la culture est différente. Les codes ne sont pas les mêmes. Les repères sont encore flous. Ce qui me nourrissait profondément me fait défaut aujourd’hui.
Et face à ce vide, je réalise une chose essentielle : j’ai besoin d’aide.
Une réponse dans la Parole
Dans une prière simple, sans détour, j’ai confié cela à Dieu.
Je Lui ai demandé de l’aide.
Et Sa réponse est venue à travers Sa Parole, dans ce verset d’Ésaïe :
« Ne crains rien, car je suis avec toi ;
ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu.
Je te fortifie, je viens à ton secours,
je te soutiens de ma droite triomphante. »
(Ésaïe 41:10)
Ces mots ont résonné en moi comme une main tendue. Ils ne font pas disparaître complètement la fatigue ni l’incertitude, mais ils m’ont apporté un profond apaisement, celui de savoir que je ne suis pas seule.
S’abandonner sans comprendre
Aujourd’hui, je ne peux que m’abandonner à Lui.
Le laisser agir dans ma vie, même quand je ne vois pas encore le chemin clairement tracé.
Par Lui, je sais que je serai plus que vainqueur.
Non pas parce que tout sera facile, mais parce que je ne suis pas seule pour traverser.
Je choisis de Lui faire confiance, même au cœur de cette phase de transition, même dans cette fatigue, même dans ce sentiment d’incomplétude.
